Article written

  • on 08.08.2008
  • at 02:18
  • by Romain

L’idéologie de l’intolérence 2

Il y a de plus en plus de cons chaque année. Cette année j’ai l’impression que les cons de l’année prochaine sont déjà là.

Et non aujourd’hui ce n’est pas un billet qui commence par « Celui qui … », quand le plaisir n’y est pas … (pour info, le concept de nommer les titres en commençant par « Celui qui … » vient des noms d’épisodes de la série Friends)

Un articles d’une blogueuse victime d’animateur de radio internet, décrit avec une incroyable lucidité une catégorie de gens, critiques par nature, n’adhérant qu’à l’avis général, et pourvu d’un égo qui n’a d’égal que leur conviction selon laquelle leur participation à un débat d’opinion consiste à ouvrir un livre.

En voici un extrait :

Ils sont de vrais beaufs : ils méprisent, savent ce qui est bien et ce qui ne l’est pas, vomissent leur fiel en permanence jusqu’à ériger cette attitude en art de vivre. Ils tirent à vue, sans réfléchir, car eux se croient spirituels !

Ils ne changent pas, ils ne changeront jamais, ils s’érigent en système, l’antipathie transformée en robot, véritables logifiels, terroristes intellectuels : le bon goût c’est eux, le bon choix, c’est encore eux. Ils incarnent à merveille le petit franchouillard lambda (…).

Cons d’ailleurs comme le chantait Brassens, ça leur va si bien : « quand ils sont tout neufs, qu’ils sortent de l’œuf, du cocon, tous les jeunes blancs-becs prennent les vieux mecs pour des cons. Quand ils sont devenus des têtes chenues, des grisons, tous les vieux fourneaux prennent les jeunots pour des cons. Moi qui balance entre deux âges, je leur adresse un message : le temps ne fait rien à l’affaire, quand on est con, on est con »…

Ce coup de gueule décrit mon triste constat de l’existance d’esprits si étroits que leur seul moyen de communiquer réside dans la leur aptitude à tourner au ridicule des choix différents de leur conception de la vie (qui, à leur sens, leur parait être un modèle de perfection).

Pour finir, rappelons-nous que nous ne pouvons juger de notre propre intelligence qu’avec l’intelligence qui est à notre disposition, et que nous sommes toujours le con de quelqu’un d’autre ! :-)

Liens :

Si vous êtes témoin (ou victime) de ce genre de phénomène, n’hésitez pas à laisser vos commentaires !

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2 commentaires

  1. bleusi dit :

    Je suis bien d’accord ! Pourquoi en faisant le constat de la vie démocratique d’aujourd’hui les personnes qui pensent différemment d’une généralité nommée majorité, passe pour des incompris. Doit t’on irrémédiablement se ranger à l’avis public pour ne pas passer pour celui qui sort du rend ?
    Doit t’on être tous des copies conformes du bon petit français pense comme quelques millions de pauvres pignes qui n’on prit leurs valeurs de l’exemple d’un rigolo en qui ils ont trouvé du bon sens au moment de l’exposition de l’avis de ce tiers.
    Je pense moi, et je dis bien moi ! Que chacun est libre de penser, d’avoir des différences en terme de gastronomie, sexualité ou politique « et bien d’autre » sans que nous soyons jugés.
    Car celui qui n’a jamais eu tors ou péché nous jette la première pierre …

    Je suis bien déçu Sadjo de ne pas voir cette fois ci un « Celui qui… », Car j’apprécie de suivre avec grand intérêt les anecdotes qui ornent ton site, non pas en tans que membre d’un lien affectif, mais en tans que lectrice ouverte et pleine de bon sens.
    Avec tout mon soutien,
    Bleusi.

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